9.07.2005

Fin du silence radio.



Oui, fin du silence radio. Non seulement suis-je arrivée en France, mais les cours ont commencé à Lannion. J’ai de nouveau accès à Internet. Rassurez-vous, je n’ai pas grafigné de murs encore… de justesse, faut dire, hein.

Comme je n’ai pas trop envie de poster des (trop gros) pavés, mon périple jusqu’à maintenant en plusieurs étapes.

Que raconter en premier?
Par la frénésie du prédépart. Je n’ai pas vu ma dernière semaine au Québec passer. Petite fête chez moi, sorties avec des amis, préparations de bagages, soirées chez d’autres amis, test de valises (ben oui! Il ne fallait pas dépasser les 40 kg), resto avec mes parents, mon frère et sa copine. Tout ça, c’était vraiment trippant. Faisait juste un petit peu mal au cœur, je me disais : c’est la dernière fois avant que…

Dimanche soir. Repas chez moi. Maman, papa, grand-maman. Poisson au menu. Miam. Crispée au peu sur mon côté. Voyez, c’était la dernière cène. Ensuite, vers 19h30, tous en voiture : direction aéroport international Jean-Lesage de Québec. Ma meilleure amie s’est jointe à notre quatuor. Scan des bagages enregistrés, récupération du billet d’avion, enregistrement. Tout se passe bien. Ça me stresse, j’ai chaud. Et ce n’est même pas moi qui traîne mes valises! On monte enfin à la salle d’attente, mon frère vient nous rejoindre et plus tard, sa copine. Plus les minutes s’égrènent, plus les sourires et les rires sont crispés. Non, non, ne dites pas le contraire. Je l’ai bien senti.

Heure de passer dans la salle d’embarquement. Dernier adieu. Dernières étreintes. Les yeux pleins d’eau. Non, ce n’est pas vrai, je ne vais pas pleurer, je suis grande, je suis forte, je suis capable, je suis contente (euh…) d’y aller.

Quelques minutes et blagues (si si, je vous assure) avec les agents de sécurité, je suis on my own, dans la salle de débarquement. JE NE VEUX PAS PARTIR!!!! SORTEZ-MOI D’ICI!!! RAMENEZ-MOI AVEC VOUS!!! VOUS ME MANQUEZ DÉJÀ!

Alors là, le déluge jusqu’à Paris, enfin presque.
Assez pour que j’ai pensé fournir en eau le tiers-monde
Sèche tes pleurs, sèche tes pleurs.

Arrivée à Paris, finalement, après 5h45 de jambes coincées, parce que chez Air Transat, on économise l’espace. Complètement assommée par le vol, je n’ai pas réalisé sur le coup que je marchais sur le sol européen. Entrée au T3, récupération de bagages, passage à la douane.

Alors là, plus besoin d’immunité diplomatique en France, suffit que vous soyez Canadienne. Le jeune douanier, ne m’a jamais demandé les questions habituelles : Que venez-vous faire en France? Combien de temps allez-vous rester? Que venez-vous y faire? Avez-vous quelque chose à déclarer? Il a ouvert mon passeport, vu mon visa et a dit, en tamponnant : « Ah c’est super que vous veniez ici! Bon séjour! »

Euh, c’est tout? Hé ben…

De l’autre côté des portes, rencontre avec la guide d’accueil de l’OFQJ, Camille.

Plus de détails et suite des nouvelles un peu plus tard.
Stay tuned.

2 commentaires:

Anonyme a dit...

Ah, même le jeune douanier trouvait que c'est super que tu viennes "içi" :)

Par contre je ne pensais pas que ça t'avais autant attristé de partir !

Anonyme a dit...

Ahhh... Les douaniers... Tu voie, même les Canayiens ils sont pas si mal... J'avais réussi à passer un fromage deux fois la grosseur de ma poche de pantalon à mon retour... ;)

Si fallais qu'ils énervent quand tu arrive... Ils savent très bien que le trouble, c'est deux qui retour qui vont l'avoir ;)

Mais toujours content pour toi que tu ne soit pas passé par les bureaux... Les fouilles... Pas agréable ;)