1.27.2006

Retour à la vie

J'ai récupéré mon ordi. Enfin. Après de multiples essais de réparation par moi-même, après être allée voir les geeks de service (entendre tous les gens du département informatique), après avoir regardé avec la technicienne informatique du département, je me suis résolue à aller voir le centre Apple agréé de Lannion. Personne n'y était arrivé, il ne restait plus qu'eux. Et eux non plus ne s'expliquent pas, pourquoi, du jour au lendemain, le disque dur n'était pas reconnu. Toujours est-il qu'ils ont résolu le problème en formattant à partir d'un serveur externe (non, il voulait pas de façon autonome). Best of all, comme je suis allée avec la tech de l'IUT et qu'ils sont copain-copain, ça ne m'a rien couté !

Par contre, j'ai perdu toutes mes données. Snif Snif. Voyons le tout avec philosophie. Mon dernier back-up date de aout dernier. Je perds donc un peu de musique, des divx, les travaux de la dernière session et mes photos de voyage. La musique, les divx, ça se retrouve facilement, ce n'est pas grave. Les travaux, je les ai tous sur papier, ce n'est pas grave. Les photos de voyage, j'en avais uploadé une partie. Et celles que je n'ai plus, ben coudonc, quand je ne me rappelerai plus de ce que j'ai vu, c'est que je suis devenue trop sénile et que je n'ai plus besoin de m'en rappeler. Sur ce, je vais reprendre mes marques sur mon ordi et réinstaller quelques programmes essentiels.

1.20.2006

Taf, pas teuf

Ça r'part su' 'es caps de roues par icitte, créyé-moé. Les deux premières semaines, c'était de la p'tite bière: interview et reportage. C'est tout gentil. Deux papiers à remettre par cours. Là, Atelier. On ne rigole plus. Dans la même semaine, nous aurons fait notre maquette, trouver des sujets et pour mon humble part, je n'ai fait que deux reportages et un portrait, le tout avec photos.. Reste que boucler le tout à temps, ça a été chaud.

Je crois par contre qu'on est tous fiers du travail réalisé. On a trimé dur. Pas eu le temps de faire la fête. En plus, problème d'ordi, mon disque dur est récalcitrant. Du coup, coupé de pas mal de moyens de contacts avec mes proches. Et j'ai pas eu le temps d'aller voir le mec agréé Apple de la région. Du coup, je m'y suis fait aux azerty : je me considère officiellement bilingue du clavier à partir de maintenant! Et j'ai aussi réappris à réécrire à la mitaine. Ouhlà, ça a été dur. Enfin, semaine prochaine, reportage radio, j'espère avoir le temps ce coup-ci de prendre un peu plus de temps pour dormir.

1.11.2006

Party's over, guys!

Ouep, dur retour à la réalité.

De retour à Lannion après deux semaines fabuleuses chez moi et des fêtes du Nouvel An pas chez, moi mais où j'ai été très bien reçue. Merci encore à lui, ses parents et ses amies !

J'ai vraiment été gâtée cette année à Noël, comme à chaque année, en fait, mais cette année c'était mieux. Pourquoi ? Parce que c'était mieux, c'est tout.

Ici à Lannion, j'ai retrouvé des gens qui me sont précieux. Qui eut crut que j'aurai hâte de rentrer dans les Côtes d'Armor ? Bon, ouais, j'aime toujours pas l'endroit, mais c'est pas grave. Les cours commencent à être intéressants. Il n'y a plus que des cours pratique, ma hantise. Pourtant, après 1 1/2 semaine de cours, ça se passe bien. Tant mieux. Peut-être ne suis-je pas tant décalée que ça...

Cerise sur le sundae, j'ai enfin un stage ! Je vous en dis plus dès que ma convention me revient signée et tamponnée ;-)

Ouais, je sais, ça fait superstitieux, mais vous devrez faire avec. Et ceux qui savent, shut ! Pas un mot !

12.29.2005

Fait d'hiver


Jeudi en fin d'après-midi, à la polyclinique de Val-Bélair, une jeune femme de 22 ans a glissé sur une plaque de glace noire. Elle ne s'est heureusement pas blessée, sauf pour une ecchymose sur le coude gauche. Il semblerait que la lègère neige accumulée dans les dernières heures a amorti la chute.

12.22.2005

Comme j'disais un peu plus tôt

Enfin chez moi! Ma maman, mon papa, un lit confo, un frigo plein en permanence, quelqu'un qui s'occuppe de la vaiselle et de la lessive pour moi... Ah! C'est vous dire, même le bruit organisé de frérot fait plaisir à entendre!

Retrouver toutes ces bonnes choses ne fut pas qu'une partie de plaisir. Le périple du voyage. Rahlala. Quelle horreur ! Heureusement que Swiss Air ont un service exceptionnel. Et que ce que je trouve au bout du compte vaut beaucoup plus que tout ce qui a été enduré.

Le départ se fait de Lannion, le jeudi à 17h01, heure locale. TER tout pourri qui m'emmène jusqu'à St-Brieuc. Mais vraiment tout pourri, on se fait barouetter d'un bord pis de l'autre, les sièges sont défoncés, les couleurs dignes du Casault à l'UL: jaune, orange et brun.

Arrivée à St-Brieuc, que 10 minutes pour attrapper mon TGV. Là, c'est bien. Presque personne dans le wagon, la sainte paix dans les trois heures jusqu'à Paris. Seul ennui, on est en retard, mais bon, puisque je passe la nuit à l'aéroport de toute façon, que ce soit ici ou là que je perde mon temps...

Paris. Ah, Paris. Débarquée à Montparnasse vers 21h30, je me renseigne sur comment je me rends à Roissy. On me dit de prendre le RER B. Arrivée à mon point de correspondance, j'apprends que les syndiqués qui travaillent sur cette ligne ont décidé d'une journée de "contestation sociale". Excusez-moi, mais sur ce coup-là, il faut que ça sorte: Maudits Français. Quand vous faites une grève, vous la préparez pis il faut que les gens touchés par cette grève sachent pourquoi vous la faites votre cr*** de grève.

Bon, qu'à cela ne tienne, je finis par embarquer dans un des RER sur six qui passe. Long trajet d'une heure. Je finis enfin par entrer au T2 de CDG. Tout est calme, tout est noir, il n'y a que les petits hommes verts qui font le ménage. Je m'ennuie ferme.

Je décide de regarder un film sur mon portable. Après quoi, je décide de téléphoner chez moi. Bah quoi, à 3h00 du mat', au Québec, il est juste 21h. Je jase un peu avec mon frère. Tout à coup, un homme vert m'adresse la parole. Je lui répond. Je reviens à mon frère. Il me dit: "Lysis, t'as une double personnalité: tu parles normal et tu parles français de France. Tu es comme docteur Jekyll et Mister Hide !"

Euh... j'ai tant attrappé l'accent que ça ? (Ouais, c'est bon, tout plein de gens me l'ont bien fait comprendre à mon retour en terre natale...)

Enfin ! L'heure du chek-in : 6h00. Nous faisons tranquillement la queue, arrive mon tour. L'employée de Swiss Air n'arrive pas à m'enregistrer, stress qui monte. Ça semble sur le point de se régler quand tout à coup, la Police de l'Air et des Frontières remarque à 06h30 qu'il y a un baggage abandonné. Bande de gnufs, il a roulé toute la nuit, vous pouviez pas vous en rentre compte avant? Évacuation de la zone, sans la fin de mon enregistrement. Merde. Le démineur met du temps à arriver. Les gens s'énervent. En fait, ça lui prends 90 minutes avant de se pointer. Finalement, rien. Fausse alerte. Pendant ce temps, notre avion est retardé. Heureusement que j'avais plusieurs heures d'attentes à Zürich, maintenant, il y a en beaucoup moins.

Vol Paris-Zürich. Que de bonheur. On nous offre des chocolats, on se confond en excuses, c'est hyper confo à bord du A320, on nous amène, au choix, soit Le Monde, soit Le Figaro, le goûter est plus que comestible. Et je vous rappelle que je voyage en classe économique. Très bonne impression. Sauf l'accent du pilote. Bon sang. Je ne râlerais plus jamais contre l'accent bavarois maintenant que j'ai entendu l'accent suisse allemand. M'enfin, le personnel de bord est parfaitement multilingue et tout à fait affable.

Arrivée à Zürich. Ah merde. Ils parlent tous allemand avec cet horrible accent. Ah zut. En Suisse ils sont pas convertis à l'euro. Heureusement, quelques uns ont un anglais approximatif et pour les autres, faut croire que ma connaissance de la langue locale n'est pas trop mauvaise : j'ai réussi à me faire comprendre et à à peu près saisir ce qu'ils me racontaient. Pour les euros, Dieu merci, ils les ont tous acceptés. En tout cas, c'est un très bel aéroport et c'est facile de s'y repérer et de s'y déplacer. Pourquoi faire compliqué quand ça peut être si simple ? :-)

Vol Zürich-Montréal. Rien à signaler. Bouffe vraiment très bonne. Personnel de bord toujours aussi aimable. Toujours cet affreux accent. Télé encastrée dans le siège avant avec le choix des films ou encore de jeux du genre " Who wants to be a millionnaire" et "Jeopardy".

Arrivée à Mourial un peu chaotique. En pleine tempête. On a volé pendant 1h au dessus de Dorval avant de pouvoir se poser. Et quand on s'est posé, ce fut impossible d'atteindre le terminal. Trop de neige. Il a fallu attendre que les équipes de déneigement nous fassent une p'tite place. Quand j'étais en France, j'ai pensé écrire au Père Noël pour lui demander de la neige pour Noël. Le moins qu'on puisse dire, c'est que j'ai été servie. :-D

Le reste du trajet s'est fait dans la Toyota Avalon de mon papa. Je peux vous dire que les trois petites heures de route m'ont paru bien courtes par rapport à tout ce que j'avais déjà fait.

En tout cas, ça fait du bien d'être chez soi.

12.16.2005

L'Amérique, l'Amérique, je veux la voir...

Ouf! Enfin arrivée. Ça fait maintenant presque 46h que je n'ai pas dormi. Sur ces 46h, environ 40h on été dédiées à me déplacer d'une façon ou d'une autre: TER, TGV, RER, avions (A320 et A330) et voiture (Toyota Avalon).

Pour là tu-suite, je vais au dodo, combattre le jet-lag. Promis, promis, je vais vous raconter mes aventures sur la route. Et pas la semaine des quatre jeudis cette fois!

12.13.2005

I'll be home for Christmas

Et je reviendrai à Montréal! J'arrive vendredi à home sweet home. Une course de deux semaines pour saluer tout plein de gens, se ressourcer de bonne ambiance nord-américaine... Plus que trois dodos!

Je reviens en France le 31 décembre. Je débarque à Paris et je dois être dans ma salle de cours le 3 janvier à 9h. Si y'a des gens qui se cherchent aussi quelque chose à faire et qui veulent bien m'endurer, prière de me contacter ;-)

12.05.2005

Appel à tous !

S'il-vous-plaît, donnez-moi des titres de chansons de Noël. J'ai un blanc total (ya pas de neige ici, ça aide pas pour se mettre dedans!) et nous voulons faire une compilation, question de mettre une ambiance musicale sur l'étage. Nous avons fait les décorations de Noël, nos yeux sont bien contents. Aidez nos oreilles à présent!

11.24.2005

Walking in winter wonderland ?


I'm dreaming of a white... week-end !
Ils annoncent de la neige pour la fin de semaine en Bretagne. Bon, j'y compte pas trop (qui a dit défaitiste?), reste que ça me ferait bien plaisir. Surtout à force de voir les photos d'un peu tout le monde au Québec...
Ah ! C'est beau la neige, surtout de loin :-)

Update: Il y a eu des flocons vendredi !!!

11.10.2005

ARGH!


À ceux qui viennent me voir en disant que je ne poste pas des masses

Je vais poster quand je veux et sur ce que je veux. Arrêtez de me dire que je poste en retard, je m’en fous. « Oui, mais ça perd de l’intérêt pour le lecteur. » L’actualité, j’en bouffe déjà à plus que temps plein, considérant mon domaine d’études. Ce blog, je le fait pour moi, c’est MON carnet de bord de MON expérience à l’étranger. Cessez de me dire quoi en faire. Si vous n’êtes pas contents, arrêtez de me lire et puis basta.
Merdeuh. Vous êtes relou. Trouvez-vous une vie plutôt que de la passer à lire celle des autres.

Compris ? Versteht ? Capito? ¿entendido? Understood ?

11.09.2005

Comme dans les films
À voir Paris si beau en cette fin d’automne… [Part II]

Aller à Paris, c’est se faire son cinéma en temps réel : arrêt sur images (figurées).

  • Un dernier baiser volé au départ du train sur le quai
  • Entendre le roulement des roues sur les rails
  • Rencontrer des gens que l’on connaît pendant l’heure et demie à tuer à Guingamp
  • Le contrôleur de train porte un couvre-chef (maintenant le nom précis de sa casquette/son képi, whatever it was…)
  • Le chef de gare qui siffle dans un sifflet (tellement plus pittoresque que ce qui est offert avec le TGV!)
  • Le jambon beurre au jardin du Luxembourg et les enfants qui y courent après les pigeons
  • Se faire répliquer : « Here’s looking at you, kid » (Ah! Casablanca et Humphrey Bogart, penser que l’on est Ingrid Bergman… ;-))
  • Se photographier en imitant le Baiser de l’Hôtel de ville de Doisneau, mais sur la place de la Concorde
  • Déambuler les Champs-Élysées en chantant Joe Dassin (si si, je l’ai fait!)

11.08.2005

Recette pour une belle journée ou dimanche parisien

  • Grasse matinée
  • Déjeuner dans un petit resto sympa : au menu kir aux marrons, confit de canard, vin et crème brulée
  • Promenade au cimetière du Père-Lachaise
  • Café et franches rigolades (lire : bon sens de l’humour/autodérision)
  • Fondue savoyarde dans le quartier de Saint-Michel
  • Balade dans Paris le soir (que c'est beau!)
  • Crêpes à Beaubourg pour ces messieurs (lui et lui), chocolat chaud pour moi
  • Découvrir la ligne 14 du métro ;-)

Ouais, je sais, ça fait déjà deux semaines, mais bon, la flemme d’écrire…

11.02.2005

Le bon roi Dagobert


photo prise à Versailles le 29.10.2005
Comment faisait-il pour mettre sa culotte à l'envers habillé comme ça? Et si culotte il y a avait, comment Saint Éloi s'est-il rendu compte que sa majesté est mal culottée?

10.29.2005

Sous le pont Mirabeau coule la Seine



Vienne la nuit, sonne l'heure (du train)
Les jours s'en vont je demeure (pas)

10.27.2005

À voir Paris si beau, en cette fin d'automne...
[Part I]

Vacances de la Toussaint, neuf jours de congé. Pensez bien que je n'allais pas rester sur Lannion...
J'ai donc fait appel à la générosité de l'hôte que j'avais déjà évoqué, qui m'avait gracieusement hébergée à mon arrivée en Europe.

Ne vous inquiétez pas : pas de nouvelles, bonnes nouvelles. Je me porte bien, je m'amuse à Paris, il y a même des moments comme sur les photos de Doisneau! J'écrirai un compte rendu de retour à Lannion, quand je n'aurai rien de mieux à faire. Pour l'instant, je profite de mon court séjour. :-)

10.18.2005

Multiculturalisme


Ce qui est bien dans les cités u, ce sont les rencontres. Depuis mon arrivée, j’ai pu tester davantage de la bouffe internationale plutôt que des plats spécifiquement français.
Petit jeu, vous devinez la nationalité des plats suivants :

  • Krampouezh et sistr
  • Wurstsalat et Obadsda
  • Brigadero et Cashaça

Et ceux-ci, je ne sais pas les noms dans la langue originale, c’est donc tout donné, tout cuit dans le bec ;-)

  • Les mets thaïs préparés par Nattapong
  • Les raviolis chinois home made par Yin
  • Le poisson créole apprêté par Cateline.
  • Du bœuf avec des oignons et je-ne-sais-pas-quoi-mais-c’est-bon cuisiné à la sénégalaise par Ndoumbé ou Ady.

J’attends vos suggestions pour les plats typiquement québécois. Par contre, j’ai quelques contraintes : pas de four (par conséquent pas de pâté chinois ou de tourtière), pas de fromage cheddar donc pas de poutine et pas de sirop d’érable.

10.11.2005

Chauds les marrons!




Dans la série « petits plaisirs du week-end », voici l’épisode du site des Traouiëro.

Ledit site constitue une enclave de verdure à quelques kilomètres de la mer, entre Ploumanac’h et Perros-Guirrec. C’est génial pour aller se balader et s’oxygéner le dimanche après-midi. Pour ceux qui connaissent Duchesnay, c’est semblable, à la différence qu’il n’y a pas foule, qu’on entend bien le gazouillis des oiseaux et les clapotis du ruisseau. De plus, il est réputé pour y accueillir des Korrigans, les elfes locaux. Bretagne, terre de légendes, quand tu nous tiens. On n’en a pas croisé (quelle surprise! ahem). Zut. ;-) Toujours est-il qu’un radieux soleil d’automne nous accompagne, qu’il fait doux (autour de 18 °C) et une légère brise de vent chaud. Ne manquaient que les couleurs.

Bonus de fin d’après-midi : des châtaigniers signalent que leurs fruits sont prêts en nous les balançant sur le coco. Après s’être bien éclaté les mains à ouvrir les machins verts fluo piquants protégeant les marrons, nous emmagasinons notre récolte dans un sac, se promettant bien s’en régaler.

Ne possédant malheureusement pas de foyer et donc de feu adéquat pour faire exploser nos précieuses trouvailles, nous tentâmes une expérience culinaire, qui, ma foi, se révéla fort réjouissante.

  1. Inciser les marrons (pour qu’ils ne se prennent pas pour des balles de ping-pong)
  2. Faire blanchir (5 à 10 minutes)
  3. Enlever l’écorce
  4. Caraméliser (eau + sucre…) dans une poêle
  5. Déguster

Miam!

9.29.2005

Découvertes

Choses qui m'ont étonnée à mon arrivée:
  • Les sirènes des véhicules d'urgence
  • La sonnerie du téléphone qui fait "tululululu" ou "biiiiimp" plutôt que "driiiiiiing"
  • Oh! La rue Plumet, c'est une vraie rue? Ce n'est pas que le nom d'une rue dans Les misérables de Victor Hugo?
  • Les téléphones publics qui ne fonctionnent qu'avec des cartes
  • A Paris, des gens, il y en a partout, tout le temps
  • Les voitures sont minuscules! Ceux à l'arrière, ils font comment s'ils sont grands?
  • Comment ça, pluvieux, la Bretagne? Je n'ai pratiquement que du beau temps depuis mon arrivée :-D
  • Le grmbl de clavier azerty
  • Tous les alcools s'achètent à l'épicerie? Ils boivent sur la rue et dans les autos?
  • Euh, c'est ça, la Seine?
  • Argh! Mais il y a des Mcdos et des Quick partout! Moi qui pensait me sauver des fast-food en Europe...
  • Les ronds-points
  • Les volets ne sont pas que décoratifs, il faut les fermer à chaque soir.
  • L'absence de moustiquaires sur les fenêtres

9.22.2005

Que diable allait-elle faire dans cette galère?


Comme ça, je ne décroche pas?
Évidemment que je ne décroche pas! Idiot! Quand on part vers ailleurs, on s’attend à trouver mieux, on ne va pas chercher quelque chose de pire. On espère un peu secrètement, c'est vrai, que ce sera un peu un eldorado, que comme par magie, tout le négatif que l'on a avec soi disparaîtera. Depuis que je suis arrivée, tout ce que j’avais réussi à peu près bâtir à Québec, je sens que je l’ai totalement crissé à terre. Et, ici, c’est la galère totale : Dans un champ à 3km de toute civilisation, pratiquement pas d’accès à internet, pas de moyen de transport, une chambre trop crottée, archaïque, dans laquelle il y a même un bidet! Quand je me lève le matin et que j’ouvre le volet, je vois des vaches dans le champ d’en face. La citadine en moi a mal, là. Sans parler du fait que le Resto-U fermera dans deux semaines et que trente personnes par étage partageront deux minuscules ronds de poêle et un micro-ondes.

Et les cours, raison pour laquelle j’ai consciemment choisi ce trou perdu : alors là, j’ai vraiment l’impression de régresser. C’est de l’enseignement supérieur universitaire, ça? On nous traite comme des cégépiens fraîchement arrivés. On nous parle tranquillement, on nous montre comment fonctionne une souris d’ordi… Même GL ne nous tenait pas autant la main au département de communication à l’UL. Oui, l’encadrement possède ses avantages, j’en conviens, mais l’appel des présences tous les matins?!? Je n’ai pas subi ça depuis mon secondaire, il y a 5 ans!!! De plus, normalement, quand on est rendu dans l’enseignement supérieur, on est assez responsable pour savoir qu’on doit se présenter en classe et que si on ne le fait pas, généralement on est dans la merde? J'ai droit à une absence non-justifiée dans toute l'année scolaire. Si je dépasse, on me menace de sanctions. C'est quoi ce délire ? J’ai sincèrement l’impression d’être infantilisée. Je suis une adulte pourtant, non? À quelques exceptions près, on dirait qu’on me traite comme un quotient de fougère.

Et vous voyez ça, vous, des gens à l’université qui se lancent encore des avions de papier!?! Des étudiants qui parlent en tout temps plus fort que les enseignants, qui n’écoutent jamais pendant les exposés, qui ne prennent presque pas de notes, qui se font sortir par les profs "pour aller réfléchir dans le couloir", qui fêtent tous les soirs… . Le seul truc qu’ils ne font pas, c’est se lever pour aller à l’extérieur pendant le cours, comme on fait à l’UL. C’est évident qu’à 14 ou 28 par groupe, c’est moins discret qu’à 300.

Et il y a un taux d’obtention du D.U.T. de 100 %. Et c’est une école pas trop mal réputée? Ils ne sont pas sévères ou ce sont tous des génies?

Euh, désolée, Monsieur, madame, mais je prétends à plus/mieux adapté à mes besoins que ça.

Et je veux une voiture et internet en dehors des heures de cours!
JE VEUX RENTRER CHEZ MOI!

Heureusement qu’il y a des gens extraordinaires ici.

Français, Bretons, ne paniquez pas, ce n’est pas la France / la Bretagne que je n’aime pas, au contraire. La Bretagne, c’est bien, en touriste ou avec une voiture et un accès internet. :-P

9.20.2005

Ils ont des chapeaux ronds, vive la Bretagne
Ils ont des chapeaux ronds, vive les Bretons!


(suite avec trois semaines de retard)
Jeudi matin, il est tôt. Je ramasse mes trucs chez mon hôte dont je vous ai déjà parlé. 08h00, mon taxi arrive à la porte pour m’amener à la gare de Montparnasse. Dernier au revoir et c’est parti vers la Bretagne.

À la gare, une question existentielle se pose : euh, c’est lequel mon train? Comment je m’y retrouve, comment je lis mon billet? Quelques bons samaritains m’ont aidée à trouver mon chemin. Heureusement. 08h55, je monte à bord avec mes 40 kg de bagages. 09h10, ce n’était pas un sifflement comme au bon vieux temps des machines à vapeur, mais un signal sonore annonce néanmoins la fermeture des portes. C’est parti pour 3h15 de route à 300 km/h. C’est tout drôle, on ne sent pas la vitesse, c’est super stable. Pas trop confo en classe 2, mais ça va.

Changement de train à Guingamp. Ouep, OK, j’ai rien à propos du TGV…
Il ne reste qu’une demi-heure de voyage avant Lannion. Au moins, dans ce train-ci, j’ai l’occasion d’observer de jolis paysages. ☺

Terminus. Tout le monde descend, moi en dernier : je me bats un peu avec mon sac à dos et mes deux valises.

Bienvenue à Lannuon. (Eh oui, tout est écrit en bilingue ici)

Ici pas de problème pour s’y retrouver, il n’y a qu’un quai. Au bout, le moniteur d’accueil engagé par l’université de Rennes I m’attend. En gros, son boulot pour 15 jours : aider les pauvres étudiants étrangers totalement paumés qui débarquent à l’IUT.
C’est ça, rigolez, rigolez, si vous saviez, vous ririez un peu moins…

Transport jusqu’au campus. Rencontre avec la secrétaire des relations internationales. Formalités administratives à la Cité U. État des lieux, prise de possession de la chambre(j’y reviendrai dans un post ultérieur). Retour vers la gare, nous allons accueillir l’étudiante brésilienne qui étudiera dans le même département que moi. Retour à l’IUT. Après qu’elle eut déposé ses valises, nous nous dirigeons vers le Leclerc, le supermarché le plus près. Ben oui, mode camping : achat d’une assiette, d’une casserole, de quelques couverts, de verres et de denrées alimentaires pour survivre pendant le week-end.

La journée se termine tranquillement : défaire les bagages (enfin!) puis dodo.

Le lendemain, journée d’accueil officielle des étudiants étrangers. Alors là, je vous le dis, ils ont mis le paquet et ça a valu le coup. C’était fichtrement bien organisé et ça m’a permis de faire plusieurs contacts parmi les autres étrangers. ☺

Rendez-vous donné à 09h00. Pour le matin, remplissage de papiers administratifs : l’inscription à l’IUT, enregistrement pour la préfecture (j’attends toujours mon permis de séjour, d’ailleurs), etc. Puis, discours du directeur, de l’infirmière, de la bibliothécaire, du responsable sportif, pour nous faire connaître les services offerts sur le campus. J’y apprends que nous sommes 750 étudiants! Aïe! À mon école secondaire, on y comptait 2000 élèves…
Mon Dieu, faites que ce ne soit pas un Saint-Lawrence College v2.0…

Après le déjeuner, un bus nous transporte à la découverte du coin, qui est magnifique. Bon, visiter le centre de Lannion prend 10 minutes, mais ensuite, les organisateurs nous ont emmenés marcher le sentier des douaniers, sur la côte de granit rose. C’est superbe. Et j’adore l’odeur de la mer. Et le soleil. Il fait chaud et beau, au moins 30 °C. D’ailleurs, depuis 20 jours que je suis en Bretagne, la météo est plus que clémente sur Lannion. Il y a peut-être eu cinq journées au total de mauvais temps. Le prochain que j’entends dire que la région est grise et pluvieuse…

Le week-end se poursuit tranquillement. Le samedi, température élevée et soleil présent, nous allons à la plage. L’eau est autour de 20 °C. Quand je pense qu’à partir de Québec, les gens font 6h de route pour se baigner dans l’océan à 15 °C alors que j’ai roulé 10 minutes pour profiter de la mer et d’un sable fin, pas d’une horrible plage de galets comme on en voit des fois en Nouvelle-Angleterre. C’est ici que nous avons également constaté des différences culturelles : la Canadienne se garroche à l’eau en la trouvant chaude, le Breton la trouve vivifiante, la Brésilienne, la Sénégalaise et les deux Haïtiens n’osent même pas l’approcher tellement elle leur semble glacée!
N’empêche, quel plaisir, je n’aurais pas cru faire saucette dans l’océan un 3 septembre, en Bretagne! :-D C’est le sourire fendu jusqu’aux oreilles, malgré la fatigue, malgré le mal du pays (eh oui) que je me couche le soir même. Je vous ai déjà dit que j’aime la mer?

Dimanche, repos. C’est la rentrée officielle le lendemain, le lundi 5 septembre.

Suite du feuilleton : Mais que diable allait-elle faire dans cette galère?

P.-S. Petite anecdote du jour. Ce midi, alors que je profitais tranquillement du soleil avec des amis, quelqu’un me demande : « Au fait, t’es une Française qui prend l’accent canadien, c’est ça? »
Euh…